Article extrait du n°7 (avril-mai 1996), reproduit avec l'aimable autorisation du journal.

Le thème de ce diorama est, vous l'avez déjà deviné, une coupe du paddock concurrent, du bâtiment et des deux pistes du Mans. Pourquoi un tel choix?

"Pour immortaliser la troisième victoire Peugeot aux 24 Heures. Un événement dans l'histoire de cette course. En fait, l'idée est dans ma tête depuis fin 1991, dès le premier succès de Peugeot. J'ai commencé par acheter des Heller, à découper les capots et à étudier un diorama lorsque Le Mans Miniatures a sorti son premier kit détaillé au 1/43e. Du coup je me suis débarrassé des Heller et le temps de réexaminer la situation, les 905 avaient remporté une seconde victoire."

Jean-Claude change alors son fusil d'épaule et se dit qu'à fait exceptionnel il se doit de réaliser une maquette exceptionnelle. Et celle qu'il conçoit l'est, au moins par sa dimension. En fait, l'idée est de restituer l'ensemble de la présence Peugeot, du camion stationné derrière les stands jusqu'aux installations de chronométrage le long de la piste. Au 1/43e, cela se traduit par un support de 1 800 mm x 500 mm obligeant Jean-Claude à prévoir deux éléments différents pour des questions de transport.

Outre l'événement en lui-même, l'intérêt de ce diorama est la visualisation d'une scène impossible à saisir d'un seul coup d'œil et ce pour plusieurs raisons. "II y a en effet ce barrage naturel que constitue le nouveau bâtiment des stands et puis le diorama permet d'avoir une idée de ce qui se passe dans un lieu aussi protégé que l'était l'ensemble des box Peugeot."

Rassemblant cent quatre-vingt personnages de provenances variées (Preiser, Omens, Phœnix, Denizen...), des kits Le Mans Miniatures pour les Peugeot 905, Starter ou Provence Moulage pour les autres voitures, des camions LBS pour les semi-remorques d'assistance et de transport du matériel et CEF pour les véhicules d'incendie, Jean-Claude se lance dans une aventure qui va le mobiliser plus de deux ans. Il va mener les différents travaux de front, histoire de changer de sujet quand un thème lui prend trop la tête. Surprise, les difficultés n'ont pas été là où il les attendait.

" Ma plus grosse prise de tête tient dans les parpaings du mur intérieur des stands. Ce sont des morceaux de bristol découpés un par un puis enduits d'un mastic allongé d'eau pour rendre l'aspect irrégulier des joints. Ensuite, il a fallu patiner le tout. J'ai cru ne jamais en venir à bout. "

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